Un membre du Parlement Belge pose une question parlementaire à propos du prélèvement d'organes sur des pratiquants de Falun Gong

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Ce qui suit est une question verbale posée par le Membre du Parlement M. Lionel Vandenberghe au Ministre des Affaires étrangères, M. Karel de Gucht, le 20 avril 2006.

La semaine dernière, de plus en plus de nouvelles sont sorties sur le fait qu'en Chine des camps prison sont construits pour les pratiquants de Falun Gong. Dans un certain camp, il y a plus de dix mille pratiquants de Falun Gong et pourtant personne n'en est sorti vivant. Selon certains messages le camp à Shenyang contient un four crématoire et une quantité inhabituelle de médecins travaillent là. La raison pourrait être qu'il y a des pratiques où les prisonniers sont tués pour leurs organes qui sont alors vendus pour le profit.

Les messages sont si choquants qu'ils semblent incroyables. Depuis, plusieurs témoins sont apparus pour confirmer ces nouvelles et selon des sources journalistiques et scientifiques ces camps prison existent bel et bien.

The Epoch Times s'est entretenu avec un témoin qui travaillait comme médecin dans la région militaire de Shenyang. Cette source confirme les récentes nouvelles qui parlent de la présence d'un tel camp et déclarent qu'il existe un total de trente six camps similaires dans toute la Chine.

Les déclarations de plusieurs médecins militaires forment une partie de la liste grandissante d'horribles faits et de révélations détaillées qui nous font craindre le pire. Un ancien membre du service de sécurité du gouvernement chinois a également fait un témoignage similaire. Le message prend de la force avec une déclaration de la British Transplantation Society, rapportée aujourd'hui dans The Standard.

Je suis conscient que de si horribles messages sont une question délicate, mais ça ne doit pas être une raion pour les ignorer.

Le 28 mars, le Ministre de la Santé en Chine a annoncé une nouvelle législation par laquelle le prélèvement d'organe forcé serait en théorie interdit. Cette Loi, toutefois, ne prendra effet qu'au 1er juillet. Cette annonce est arrivée juste après la révélation du camp de concentration pour les pratiquants de Falun Gong à Shenyang le 6 mars. Les critiques craignent que le régime communiste chinois soit en train de préparer un leurre, entre autres, en utilisant le démenti et la promulgation d'une loi de façade.

Si de tels camps existent, alors ceci constitue une violation des droits de l'homme à grande échelle et la communauté internationale ne peut pas garder le silence.

Le ministre est il au courant des informations sur l'existence de camps prison pour les pratiquants de Falun Gong dont les organes sont considérés comme une marchandise ? A-til déjà contacté l'Ambassadeur chinois à Bruxelles pour enquêter sur ces informations. Ce sujet a-t-il été déjà présenté au niveau européen ? Que va faire la Belgique pour enqueter sur ces messages ?

M. Karel De Gucht, ministre des Affaires étrangères a répondu :

Mes services à Bruxelles ainsi que l'Ambassade de Belgique à Pékin ont été informés par des pratiquants de Falun Gong en mars que dans le district de Sujiatun de Shenyang city existait un camp de concentration pour les pratiquants de FalunGong, où les prisonniers sont sélectionnés pour leurs organes et exécutés. Comme monsieur Vandenberghe, mes services ont reçu un article de Epoch Times. J'ai naturellement moi-même pris note des articles qui sont parus ces derniers jours dans la presse. Ces messages me remplissent de consternation.

Notre ambassade en Chine, après le premier message, a déjà mis la question à l'agenda de al réunion des représentants de l'UE à Pékin. Cette rencontre a eu lieu à la fin mars. Concernant ceci je peux aussi référer ma réponse à la question parlementaire de monsieur Guide Tastenhoye.

D'après ce que je sais, l'Union européenne n'a pas encore pris des mesures envers le gouvernement chinois parce que des éléments insuffisants ont pu être présentés. J'ai donné à mes services l'ordre d'enquêter plus avant sur cette question, avec nos partenaires de l'UE et de contacter les autorités chinoises à ce sujet.


The British Transplantation Society dit avoir davantage de preuves. Les accusations ajoutées à ces éléments seront discutées de nouveau à un niveau européenne, si nécessaire à mon initiative.

Mister Lionel Vandenberghe a répondu :

Je remercie le ministre et ses services d'être attentif. Je suis heureux que des mesures aient déjà été prises pour enquêter sur cette situation très critique et j'espère que l'affaire sera suivie.


Version anglaise disponible à : http://clearwisdom.net/emh/articles/2006/5/6/72936.html

Version chinoise disponible à : http://www.minghui.ca/mh/articles/2006/5/7/127111.html

 

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