Offre de « greffe d’organe gratuite » de la part du parti communiste chinois

 

[Site Clartés et Sagesse]

 


Le 30 mai 2006, le « Chengdu Business » a cité un article spécial du
Hainan Special Area News intitulé, « Blessé par les faux médicaments de la Deuxième Compagnie Pharmaceutique de la ville de Qiqihar mais sauvé par une greffe de foie et de rein. » L'article dit que Ren Zhenchao, un patient de trente-six ans de la ville de Wanning, province du Hainan, souffrait d’une hépatite chronique. Après avoir été hospitalisé au troisième hôpital de Zhongshan, on lui a fait une piqûre avec de faux antibiotiques fabriqués par la deuxième compagnie pharmaceutique de Qiqihar, entraînant un arrêt du rein. Sa vie était en grand danger. Après un grand effort pour le sauver au troisième hôpital de Zhongshan, on lui a trouvé un foie et un rein approprié dans un délai de 24 heures en cherchant dans tout le pays et une opération de greffe réussie a été exécutée gratuitement pour le patient. Il y a beaucoup de lacunes dans ce rapport, tel que détaillé ci-dessous. On peut sentir que derrière « la greffe gratuite », un meurtre a eu lieu.

 

Lacune 1 : Un foie et un rein appropriés dans un délai de 24 heures. Nous savons que la période d'attente moyenne pour une greffe d'organe est de deux à sept ans, même dans les pays tels que les Etats-Unis où la transplantation d'organe est très développée. Il est très difficile de trouver un organe parfaitement assorti. Cependant, le troisième hôpital de Zhongshan en Chine a pu trouver un foie et un rein assortis dans un délai de 24 heures.

 

Lacune 2 : À un moment aussi crucial, l'hôpital a eu recours à des ressources externes plutôt qu’à un don de rein provenant des membres de la famille de ce patient. À ce moment-là, la dose consommée de faux médicaments pendant onze jours avait déjà atteint plusieurs centaines de fois le dosage mortel et le patient était dans un coma profond. Sa vie était en grand danger et l'hôpital a informé sa famille de son état critique. Dans ces circonstances, Ren Yilong, son frère aîné et Ren Yunlong, son deuxième frère ont tous deux offert de lui donner un rein. Ren Yilong a dit au journaliste, « Le matin du 17 mai, j'a dit au médecin que je voulais donner un de mes reins à mon frère. Le médecin a été touché et a dit que l'hôpital ne considérait pas accepter un don de sa famille avant qu'ils aient tenté de trouver un rein assorti. Le même jour à 20h00, un hélicoptère transportant les organes de secours est arrivé à Guangzhou après avoir parcouru 2.000 kilomètres. »

 

Il n'est pas inconcevable de s’attendre à ce qu’à une heure aussi critique, on considère d'abord un don d'organe de la famille. Comment ont-ils osé aller chercher de l'aide à 2.000 kilomètres de distance et ne pas se préoccuper du temps que cela allait faire perdre ? Lorsque ses frères ont offert leur organe, ils auraient au moins dû faire un examen de compatibilité pour un usage d’urgence. Pourquoi sont-ils allés à l’encontre de la norme et ont-ils dit avec confiance que « nous ne le considérons pas en ce moment » ? Savaient-ils avec exactitude qu'ils trouveraient bientôt un foie et un rein assortis ? Alors où ont-ils trouvé les organes ?

 

Lacune 3 : Le gouvernement est impliqué. Quand le journaliste a demandé pourquoi l'hôpital lui ferait la greffe d'organe et peu importait le prix, ils ont répondu, « Peu importe qui est le patient, nous ferons de notre mieux pour le sauver. » Est-ce que c'est vrai ? Alors pourquoi est-ce que la population en général se plaint qu'il est difficile de voir des médecins ? Dans certains hôpitaux, le patient doit payer un prix élevé même pour une consultation mineure. Nous n'avons jamais entendu dire que l'hôpital ne fera pas payer un patient. S'il n'y avait aucune réserve d'organes, à quoi servirait de « sauver une vie à tout prix » ?

 

Ce qui est le plus remarquable est la fin de l'article. Lorsque le journaliste a demandé qui payerait les dépenses médicales, Eao Daozhang, vice-président et porte-parole du troisième hôpital de Zhongshan, a dit, « La question du coût ne nous est jamais venue à l’esprit. Le patient n'a rien payé. (Note : dans l'article, l'hôpital a dit qu'ils n'ont pas besoin de payer les dépenses). Nous n'avons jamais calculé le coût des dépenses sur Ren Zhenchao. Actuellement, le gouvernement est impliqué. Nous faisons de notre mieux pour sauver ce patient. » Contredisant ce qu'il vient juste de dire, il a alors ajouté : « Nous ne savons toujours pas qui finira par payer la facture. »

 

Il est évident que le gouvernement est en effet impliqué. Par conséquent, les dépenses ne sont pas un problème et ils n'ont pas besoin de calculer combien d'argent a été dépensé. Même le président de l'hôpital sauverait une vie à n'importe quel coût ne sachant pas qui payera la facture. Le parti communiste chinois semble vouloir utiliser la gratitude d'une famille et de plusieurs personnes pour couvrir leur crime de prélèvement d'organes sur des pratiquants de Falun Gong.

 

Nous avons vu des incidents semblables : Le 28 avril 2006, l'hôpital populaire de Hunan a exécuté vingt greffes gratuites de foie et de rein. En juillet 2005, Zhang Tingting de la ville de Gangou, comté de Tonghua, province du Jilin, a reçu une greffe double de cœur et de poumon après seulement quatre mois d'attente. La greffe a plus tard échoué.

 

Depuis le mois de mars 2006, des témoins ont condamné à plusieurs reprises le prélèvement à grande échelle des organes des pratiquants de Falun Gong encore en vie par le PCC. Les témoins ont révélé qu'il y a au moins trente-six camps de concentration et de nombreux camps de travail qui détiennent des pratiquants de Falun Gong illégalement. Ils sont soumis au prélèvement d'organe. Les personnes impliquées incluent des fonctionnaires de rang élevé du PCC, les militaires, la police, et des hôpitaux. Les témoins ont exposé que dans le seul hôpital de Sujiatun, ville de Shenyang, plusieurs milliers de personnes ont été assassinées. De nombreux pratiquants de Falun Gong ont été mis sur la table d’opération avec peu d'anesthésie. Leurs cornées, leurs reins et leurs foies ont été prélevés et vendus aux centres internationaux de greffes pour faire des gains énormes. Afin d'éviter une enquête, ces pratiquants peuvent être transférés à tout moment. Un témoin a précisé qu'il a vu de ses propres yeux qu'il n’avait fallu qu’un jour pour transférer cinq mille pratiquants de Falun Gong.

 

Après que des actions si tragiques et inhumaines aient été exposées en Chine et à l’étranger, le PCC s'est précipité pour passer une loi au sujet de la transplantation d'organe. Cependant, ils ont établi la date d’entrée en vigueur pour le 1er juillet 2006, trois mois après la révélation, laissant assez de temps pour détruire les preuves. En attendant, les principaux hôpitaux en Chine ont informé les patients qu'ils devaient recevoir les greffes avant le 1er juillet et qu'il serait très difficile de trouver des organes après cette date. Dans quelques hôpitaux, on fait des greffes d'organes diverses et variées, jour et nuit.

 

Récemment, le PCC a même offert « des greffes gratuites » pour gagner le cœur des gens.


Traduit de l’anglais au Canada le 16 juin 2006

 

Glossaire : http://www.vraiesagesse.net/glossaire/glossaire.htm

Version chinoise disponible à : http://search.minghui.org/mh/articles/2006/6/8/129800.html

Version anglaise disponible à : http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2006/6/16/74531p.html