CTV.CA (Canada) : Le Chine est impliquée dans le prélèvement d’organes : Rapport canadien

 

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Le 4 juillet 2006

Les Nouvelles de CTV ont appris qu’un rapport canadien, dont la publication est prévue jeudi, soutiendra les accusations selon lesquelles la Chine prélève les organes des dissidents emprisonnés du Falun Gong.

 

Se joignant aux critiques du gouvernement chinois, David Kilgour, un ancien député libéral est maintenant convaincu que les allégations controversées du prélèvement d'organes sont vraies.

 

Kilgour a dit « Ils prennent les deux reins, puis le cœur et la peau et les cornées et le foie, et votre corps est alors jeté dans l'incinérateur. »

 

Le Falun Gong, [...] proscrit en Chine, déclare que des milliers de leurs membres emprisonnés ont été assassinés et que leurs organes ont été prélevés pour assurer l’approvisionnement d’un commerce de greffes en plein essor.

 

Soutenus par les députés de tous les partis, Kilgour et David Matas, un avocat des droits de l'homme, ont accepté d'enquêter sur les allégations au mois de mai.

 

Suite aux résultats, Kilgour a déclaré, « Je ne pense pas que l’on puisse douter que cette pratique incroyable soit en train de se produire ».

 

Comme preuve, l'ancien député montre les retranscriptions des appels téléphoniques faits à des médecins chinois par des partisans du Falun Gong se faisant passer pour de riches étrangers cherchant une greffe.

 

Une retranscription dit:

 

« Avez-vous des fournisseurs d'organes du Falun Gong? »

 

« Nous en avions d'habitude, oui. »

 

« Et maintenant? »

 

« Oui. »

 

Kilgour a souligné le coût que peut rapporter la vente des organes sur le marché noir.

 

Il a dit « $62.000 pour un rein, de $98.000 à $130.000 pour un foie ».

Les Chinois nient les allégations, insistant sur le fait que Kilgour est dupé par le Falun Gong.

[... ] L'ONU et Amnistie Internationale enquêtent également mais ni l'un ni l'autre n'a assez de preuves solides pour tirer la même conclusion que Kilgour.

« En ce moment, c’est insuffisant (les preuves) pour que nous confirmions ou nions ces allégations, » a dit Alain Roy d'Amnistie Internationale.

Lors du lancement de l’enquête au mois de mai passé, Matas a dit que le projet était « d'interviewer personnellement les témoins qui étaient disponibles en Amérique du Nord, » et de demander au gouvernement chinois de lui accorder ainsi qu’à Kilgour des visas pour qu’ils puissent enquêter en Chine.

Il n’est pas clair s'ils se sont réellement rendus en Chine car l'ambassade chinoise n’a pas répondu à leur demande initiale.

Kilgour et Matas projettent de remettre leur rapport au gouvernement jeudi avec des recommandations pour qu’il y est une pression diplomatique et des sanctions sur la Chine.


Traduit de l’anglais au Canada le 6 juillet 2006

 

http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2006/7/6/75155p.html