Un article du Stornoway Today : Une campagne pour empêcher la collecte d'organes arrive sur les iles occidentales

Le 28 juin 2006


L’article suivant a été diffusé le 28 juin sur le site Web de Stornoway Today

DIFFERENTS témoins ont révélé cette année des preuves de l’existence de camps en Chine où on prélève des organes sur des prisonniers alors qu’ils sont encore VIVANTS

Et dans une tentative désespérée de mettre fin aux prélèvements d’organes, la militante, Yu Yu Williamson visitera les îles occidentales la semaine prochaine, pour demander aux habitants de soutenir la condamnation de cette grave violation des droits de l'homme en Chine.

Mme Williamson apportera aux îles de Lewis et d’Harris une pétition demandant au gouvernement britannique de soutenir l’enquête menée sur cette affaire.

La pétition déclare: “Au début de mars 2006, plusieurs témoins et journalistes ont apporté les preuves de l’existence de camps en Chine où on prélève des organes sur des pratiquants du Falun Gong emprisonnés (une paisible pratique de méditation de l’école de Bouddha) et sur des prisonniers de conscience encore en vie. Leurs organes sont vendus pour le profit à des institutions médicales à l’intérieur et à l’extérieur de la Chine, pour des greffes ou de la recherche.

“Nous, soussignés, invitons le Premier Ministre et le gouvernement du RU à condamner vigoureusement ces prélèvements d’organes et à prendre des mesures pour mettre fin à de tels massacres, s’assurer que de tels organes n’entrent pas au RU et demander qu’une enquête soit lancé par les NU et d’autres organisations internationales sur les abus graves commis par le Parti communiste chinois contre les pratiquants du Falun Gong. "

Amnesty International a fait un rapport à grande échelle sur les prélèvements d’organes dès 1993. En 1994 Human Rights Watch a aussi fourni des preuves irréfutables incluant des textes d’un décret gouvernemental sur le sujet.

Puis, en 1998, Fresenius Medical Care AG, une compagnie allemande de dialyse de rein, a quitté la Chine, prétendant que les fonctionnaires militaires chinois l’avaient rendu probablement le complice involontaire de vente d’organes, prélevés sur des prisonniers exécutés, à de riches étrangers. La même année, le Parlement européen a passé une résolution condamnant la vente d’organes sur des prisonniers chinois exécutés.

L’escalade de la pratique inhumaine est arrivée en 1999 quand le chef du Parti communiste chinois de l’époque Jiang Zemin a interdit le Falun Gong en donnant l’ordre de " Diffamez leur réputation, ruinez les financièrement et détruisez les physiquement. "

Mme Williamson a révélé que: " Depuis l’interdiction, des dizaines de milliers de personnes ont perdu la protection de la loi chinoise. On leur refuse l’éducation et un appui social, ils sont licenciés de leur travail, sont emprisonnés sans preuve et sont torturés dans des camps de travail où la mort d’un pratiquant du Falun Gong « compte pour du suicide ". Souvent la plupart des pratiquants arrêtés refusent de donner leur nom ou des détails personnels de peur d’impliquer leurs familles, leurs amis ou leurs collègues. "

“Ces situations rendent les pratiquants du Falun Gong particulièrement vulnérables, puisque le régime peut prélever leurs organes sans pour autant être tenu responsable pour ses actes. Les familles des victimes n’ont aucun moyen de savoir ce qui leurs ait arrivés et quand c’est trop tard il ne peut y avoir de recours légal. "

Face à ces preuves, le 19 avril la British Transplantation Society (BTS) a publiquement condamné la pratique de prélèvements d’organes sur des prisonniers exécutés sans leur consentement comme une violation des droits de l’homme ‘innacceptable.’

Mme Williamson a ajouté que “Selon les statistiques officielles du régime communiste, il n’y avait que 78 greffes de foie en Chine pendant les huit années entre 1991 et 1998. Depuis que le régime a commencé la répression du Falun Gong en 1999, le nombre de greffes de foie est passé de 118 en 1999 à 3000 en 2003. Cet accroissement phénoménal en pleine campagne de répression ne peut être une pure coïncidence. "

Le mois dernier après une réunion avec deux pratiquants de Falun Gong (l’un a été par la suite assigné à résidence et l’autre on n’a plus de ses nouvelles) Edward McMillan-Scott , Vice Président du Parlement Européen a révélé : " Les pratiquants que j’ai rencontrés à Beijing m’ont parlé de leur emprisonnement et de celui de leur épouse, du traitement particulièrement dur qu’ils ont subi, y compris une privation de sommeil, des punitions dégradantes et humiliantes et des passages à tabac. L’un d’eux a dit qu’il connaît 30 pratiquants qui ont été battus à mort. Ils étaient aussi au courant des prélèvements d’organes – l’un d’eux a vu le corps de son ami qui est aussi pratiquant de Falun Gong après qu’on ait prélevé ses organes."

Bien qu’on puisse signer en ligne une pétition sur http://petition.fofg.org.uk/organharvesting/ Mme Williamson espère que sa visite dans les îles occidentales aidera la population à mieux comprendre la situation en Chine et à la soutenir dans sa cause.

"Pour mettre fin à cette pratique inhumaine, j’aimerais recommander aux îles de Lewis et d’Harris de demander au gouvernement britannique de soutenir l’enquête sur cette affaire. Je resterai dans l’île de Harris du 3 au 8 juillet. Le 5 juillet avec mes amis nous nous rendrons à Tarbert et le 6 juillet dans l’île de Lewis."

Traduit de l’anglais sur : http://www.clearharmony.net/articles/200607/34038.html

http://clearwisdom.net/emh/articles/2006/7/6/75147.html